Lors d’un acte aussi vain que dérisoire – défendre la mémoire de Brigitte Bardot sur un mur Facebook de rageux gauchistes –, j’ai à nouveau fait l’expérience d’une avalanche d’insultes et de propos agressifs. Il faut avouer que j’avais fait preuve d’une certaine gouaille pour montrer mon niveau d’indignation. Ainsi, j’ai vu sortir du bois, la bave aux lèvres, une meute d’animaux que même Brigitte aurait eu peine à accueillir en toute quiétude.
Sans surprise, j’étais donc traité de « facho », aussitôt après avoir invoqué le respect dû à une défunte, avec pour arguments principaux l’humanisme et la tolérance dont la Gauche s’est toujours réclamée.
Une fois estampillé « facho », j’ai suspendu là mon « commando suicide ».
Mais avant de quitter l’arène, j’ai reçu une salve d’anathèmes particulièrement fournie qui m’amène à exposer en détail le sens de ces « injures » et les contradictions qu’elles révèlent.
Dans le désordre…
J’étais identifié comme Souverainiste (ce qui est synonyme de facho pour ces amputés des neurones)
Ainsi des gauchistes, si prompts à revendiquer le sacrifice (dont ils n’ont pas le monopole, loin s’en faut) des patriotes communistes dans la Résistance face à l’envahisseur nazi, foulent au pied la mémoire de ceux-là (en principe frères idéologiques) qui sont morts pour la France et pour sa Souveraineté, oublient les souffrances de leurs aïeux qui n’avaient comme seule motivation que de protéger la Nation pour l’avenir de leurs enfants (dont ces gauchistes sont, sans doute), se gaussent de l’héritage du Conseil National de la Résistance qui a jeté les bases de l’État Providence qu’ils sont censés chérir, jettent aux ordures le peu qu’il reste d’honneur et de volonté de vivre à notre pays.
En flouant la souveraineté, des gauchistes sans stature et sans noblesse assassinent une seconde fois leurs défunts frères de gauche qui se sont ligués, sans exclusion partisane, avec ceux de droite, les royalistes et les anarchistes pour qu’aujourd’hui les indignes rejetons qu’ils sont puissent aujourd’hui cracher dans la soupe.
J’étais identifié comme Gilet Jaune
Ainsi des gauchistes, perfusés en principe à l’idéal qui consiste à défendre « la veuve et l’orphelin », à reconnaître l’exploitation sociale, à identifier les symptômes de discrimination de classe, les reculs (volontaires) du pouvoir d’achat, se rangent donc contre ceux qui, par leur révolte et leur résistance, incarnent le plus typiquement la figure des camarades de misère.
Quelle flemme que de se ranger à leurs côtés alors que trahir est si facile… si confortable !!!
J’étais aussi identifié comme anti-vxx
Ainsi des gauchistes, censés être anti-système et prompts à s’opposer aux prurits du capitalisme destructeur, prennent faits et causes pour les caciques de la filière industrielle connue pour être la plus corrompue au monde – on aura reconnu les Big Pharma.
Ainsi des gauchistes, nantis de leur « rebellitudes », qui auraient dû s’opposer aux mesures liberticides et absurdes de la période Covid, se rallient aux répressions dont leurs collègues « damnés de la terre » ont été victimes – tout autant qu’eux, … mais apparemment ils ont la rancune sélective et la mémoire courte -.
Ainsi des gauchistes qui, autrefois aux premières loges de la dénonciation des complots des dominants, se plient docilement à l’injection de masse sans demander aucune autre garantie que ce que leur ont raconté les médias porte-voix de milliardaires. A croire qu’ils font confiance à ces derniers dont pourtant ils déclarent à longueur de temps qu’ils ne nous veulent que du mal… Cherchez l’erreur.
Ainsi des gauchistes, prétendument descendants des nobles loups enragés des révolutions glorieuses, se sont transformés en moutons, conditionnés à mordre les mollets des moutons noirs juste parce que ces derniers ne pensent pas comme le leur ont appris les cols-blancs auxquels, désormais, les gauchistes obéissent. Pourtant ils n’ont que le mot « trahison » à la bouche !! ça mange pas de pain et ça donne de la contenance.
J’étais identifié comme climato-sceptique
Ainsi des gauchistes, normalement rompus aux menées perverses des capitalistes, sont donc incapables d’identifier l’arme puissante mise en œuvre par leurs ennemis pour soutirer encore et encore plus de taxes (taxe carbone), de subventions (captations d’argent public), pour créer des marchés (panneaux solaires, éoliennes, voitures électriques, crédits carbone, …) à partir de besoins inexistants, et pour rançonner les contrevenants (clients captifs, pass carbone). Sans parler de la géo-ingénierie et autres délires démiurgiques.
Les gauchistes cèdent non seulement à la peur factice agitée par les maîtres (ONU, OMS, UE, …) mais surtout reculent devant la peur de combattre. Quel meilleur moyen d’atteindre la quiétude que celui d’abandonner tout esprit critique ? Croire le contraire de ce qu’on apprend en classe : le CO2 c’est ce qui fait jaillir les inflorescences de nos jardins, de nos prairies, de nos forêts et des jungles partout sur Terre ! Le CO2 c’est la verdure et c’est la vie ! C’est si simple et si doux de tomber d’accord avec la fable qu’on vous raconte.
De nos jours, les gauchistes sont plus que fatigués ; ils sont conformistes.
J’étais identifié comme pro-russe
Ainsi des gauchistes, opposés donc à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un facho, prennent ouvertement le parti d’une nation célébrant – pires que des nazis – des ukros-nazis ! Mais les gauchistes sont entraînés à chasser le facho, pas le nazi.
Donc, pour eux, les commémorations à la gloire des régiments SS en Galicie et en Volhynie passent pour d’innocentes festivités « folkloriques », et les avenues, places et édifices en nombre portant les noms des barbares ukro-nazis tristement célèbres de Bandera, de Choukhevitch ou de Melnik, canonisés officiellement comme héros nationaux par l’état ukrainien ne posent aucun problème. Fachos, méchants ; nazis, gentils. Là encore, les gauchistes, porteurs de lumière devant l’éternel, sont devenus de flasques éponges tout juste bonnes à s’imbiber des lavages de cerveaux médiatiques, de la propagande gouvernementale et des bobards de wikipédia.
Ainsi des gauchistes, entraînés à conspuer l’impérialisme américain depuis toujours, prennent partie pour l’Oncle Sam qui, de notoriété publique, a ourdi de longue date le conflit en Ukraine contre la Russie au motif d’intérêts géostratégiques que personne ne peut ignorer, cautionnent la duplicité évidente des faucons US mise en œuvre lors du coup d’état téléguidé du Maïdan en 2014, poursuivie par la non application des accords de Minsk, prolongée par les bombardements incessants des ukrainiens contre leurs « compatriotes » russophones du Donbass (15 000 morts), menée jusqu’à la mobilisation massive des troupes ukrainiennes en janvier 2022 aux limites des républiques « autonomes ».
Ces gauchistes font preuve d’une ignorance crasse des événements, ou plutôt, s’appliquent à ignorer, fanatiques partiaux qu’ils sont, toute réalité qui les mettraient en position de valider une réalité qu’ils refusent au nom d’un a priori confortable : Poutine est un dictateur et Zelensky un grand, très grand démocrate ; et tout ce qui est russe est méchant. Un monde digne de Walt Disney, mais les gauchistes ignares ignorent évidemment que Walt Disney était fan d’Hitler.
J’étais identifié comme raciste
Ainsi des gauchistes, dont le combat est de lutter contre les discriminations raciales, se sont donnés pour marotte de pointer la moindre défiance envers toute personne « non blanche » et de s’arroger le privilège de caractériser la moindre remarque, réprobation, reproche contre cette catégorie de personnes « racisées » comme une « infraction » raciste. La police de la couleur de peau se fixe donc, sur la base de la morale gauchiste, pour seule devise : « le non-blanc a toujours raison quel que soit son comportement, fut-il extrême et, de manière évidente, hors-la-loi. »
Les gauchistes ne cherchent ni la justice ni la justesse, ni la tempérance ou la mesure, non. Les gauchistes fantasment la radicalité absolue qui inspirait les fanatiques de la Terreur en 1792.
J’étais identifié comme islamophobe
Ainsi des gauchistes, en principe laïcs, souvent athées et soucieux de l’équité entre les citoyens, se vouent à la promotion d’une religion qui prône le déclassement, l’infériorité, l’obéissance, la non citoyenneté, le confinement vestimentaire et spatial de la femme, à la promotion d’une religion qui rejette l’homosexualité et toute espèce d’exotisme ou de « déviance » sexuels, à la promotion d’une religion qui s’exerce à imposer l’hégémonie du hallal, des protocoles de soins différenciés entre hommes et femmes, des horaires spécifiques dans les piscines, des enseignements distincts, un communautarisme militant, à la promotion d’une religion qui se distingue par des intolérances multiples envers les autres religions, les mécréants, les juifs démoniaques, les chrétiens égarés, les traîtres apostats, à la promotion d’une religion qui s’affranchit sans vergogne du droit républicain et de tout concept de laïcité au profit de la charia…
Ainsi donc, au nom de la « tolérance gauchiste », il est interdit de critiquer l’Islam. Mais au risque d’ouvrir les yeux des gauchistes naïfs, cette religion n’en est pas une.
L’Islam est avant tout, sous couvert de religion, un projet de société, un droit, une organisation politique, des lois, une internationale, un instrument de conquête, etc…. Mais la « tolérance gauchiste » pour l’Islam a décidé unilatéralement, en tout fanatisme et en toute stupidité que questionner cette « tolérance » était répréhensible devant le tribunal autoproclamé de la Gauche.
J’étais identifié comme sioniste
Ainsi des gauchistes, censés défendre la tolérance laïque, défendent, sans ciller, un camp qui a ouvertement juré de détruire une religion et d’exterminer son peuple.
Ainsi des gauchistes, prétendument attachés à l’autodétermination des populations, refusent comme un seul homme aux israéliens de vivre en leur pays.
Ainsi des gauchistes, soi-disant remparts des opprimés, des massacrés, des violées, des harcelés par une meute de plus d’un milliard d’agresseurs effectifs ou potentiels, soi-disant sensibles à la défense des faibles minoritaires (9 petits millions d’israéliens) encerclés, assiégés, soi-disant attentifs à identifier l’agresseur pour lui rendre justice, choisissent le camp des agresseurs enragés, innombrables et puissants.
Mais comme on l’a vu plus haut, défendre l’héritage nazi, restauré à la sauce islamiste, n’est pas un problème pour les gauchistes.
J’aurais pu être identifié comme judéo-chrétien
Eh oui !, ils parviennent même à faire de la laïcité un creuset d’intolérance.
Ainsi des gauchistes, voués à l’égalité entre les citoyens à l’aune des Droits de l’Homme et de la liberté de culte, mènent une guerre ouverte contre leurs propres principes en interdisant les crèches, bannissant les références aux fêtes religieuses traditionnelles (Noël, Pâques,…), estent en justice pour démonter des statuaires chrétiennes, des calvaires à la croisée des petites routes ou au sommet des montagnes.
Sont-ce ces mêmes gauchistes ou leurs compagnons musulmans qui, régulièrement, brûlent les arbres de Noël, saccagent les lieux de cultes, pillent les églises, détruisent les illuminations de fêtes ? Ces extrémités délinquantes sont d’abord banalisées puis normalisées.
Sur la foi d’un espace public laïcisé, c’est une destruction méthodique de l’héritage chrétien qui est entamée, tandis que ces mêmes gauchistes, en toute mauvaise foi, exercent une pression inverse pour favoriser l’entrée de la présence islamique dans le même espace public. Ils ne sont pas à une incohérence près.
L’argument victimaire
Au-delà de l’argument laïcard, l’Histoire doit aussi être réécrite sous injonction gauchiste comme en témoigne le démontage de certaines statues comme celle de Colbert.
L’argument n’est plus, là, laïcard mais victimaire. Un filon inépuisable. Comme si tout devait être détruit pourvu qu’ils trouvent un argument pour le faire, pourvu que l’offense soit « vendable ».
L’argument escrologiste
L’argument écologique, lui, a largement fourni son lot de destructions au prix d’innombrables pertes d’emplois et de vies détruites : industries automobile, minière, textile, agriculture, élevage… en comptant avec la complicité et les intérêts croisés d’autres partenaires en destruction.
Ces derniers ont déjà abattu le gros du travail : désindustrialisation, concentration des grandes surfaces et fin du petit commerce, fin de l’artisanat, mort des petites fermes, des villages, des bourgs, ventes des entreprises à l’étranger, liquidations par vente à la découpe, externalisation de la main d’œuvre, importation d’un lumpen-prolétariat, démantèlement des services publics, sape de l’état providence, mise en esclavage par endettement massif, …
Aujourd’hui les gauchistes, en larbins zélés, récurent dans les coins comme des termites dans les cloisons.
Les déconstructivistes
Les végans auront la peau des bouchers-charcutiers, des éleveurs, des restaurateurs.
Les anti-spécistes auront la peau des élevages, des animaleries, des cirques et des zoos,
Les néo-féministes auront la peau des couples, des mariages, de l’amour et enfin des naissances
Les woke auront la peau de l’innocence des enfants par la perturbation de leur psyché, et créeront, au mieux, des malheureux en perdition, au pire, des psychopathes dégénérés, enfants-rois sur un désert affectif et perclus d’angoisses.
On peut aussi citer les grands hachoirs de l’art que sont devenus l’art contemporain, les fashion week et les happenings « déstructurés », pipi-caca ou carrément satanistes. Après la banane scotchée au mur d’une galerie Hype vendue une fortune, un artiste vient de vendre une sculpture invisible (c’est à dire littéralement du vent) pour plusieurs millions de dollars.
La déconstruction est en marche, promue par des gauchistes imbus de leur magistère moral que d’autres en leur temps ont très justement appelé « moraline », des gauchistes plus soucieux de l’application strictement pure de leur idéologie plutôt que de travailler au bonheur du plus grand nombre.
Les gauchistes, incapables de construire un monde heureux, tel qu’ils prétendaient en avoir le projet, optent pour la destruction car, puisque la perfection ne peut être atteinte, mieux vaut que la félicité imparfaite échappe à tous les mécréants que nous sommes.
Les inquisiteurs
Les gauchistes sont les nouveaux inquisiteurs. Leur masque tombe peu à peu, complices qu’ils sont des vrais dictateurs cachés dans l’ombre, complices du totalitarisme qui guette armé des outils informatiques, numériques, eugénistes qui offriront aux tartuffes gauchistes les moyens d’imposer leurs dogmes intransigeants, autoritaires et enfin totalitaires.
Mais qu’ils soient rassurés, ce pouvoir providentiel leur sera aussitôt confisqué puisqu’ils n’ont jamais été capables d’administrer autre chose que la décadence de tous. D’autres, plus maléfiques et plus capables, se chargeront du reste…
Les sectaires
On ricane de se faire traiter de facho par ces Jean Moulin en carton, immatures qui voient des tuniques brunes partout, ignorants du vrai péril fasciste. Des ignorants qui pourtant y vivent déjà, inconscients et complices. Mais on ne devrait pas ricaner.
Les fâcheux de Facebook qui ont répondu à mon commentaire sur Brigitte Bardot n’en ont pas eu le temps, mais ils auraient pu m’identifier comme sexiste, phallocrate, homophobe, anti-woke, anti-écolo, anti-spéciste, anti-végan, pro-Trump, judéo-chrétien, souverainiste, libertarien, franchouillard…
La liste de leurs églises sectaires est très longue. Longue au point qu’on pourrait parier que bientôt leurs églises seront à feu et à sang à force de vouloir agréger en un seul endroit toutes leurs intolérances, chacune campée sur autant de contradictions.
L’amour bafoué de B.B. et des fachos
Y a-t-il là un espoir ? L’espoir qu’ils nous foutent la paix ? Impossible. La chasse au « facho » est leur oxygène.
Alors l’espoir qu’ils s’auto-détruisent à défaut qu’ils grandissent ?
Face à eux, il y a ceux qui produisent le peu qu’on leur laisse encore le droit de produire, il y a ceux qui ne sont pas rétifs à l’effort, ceux qui prennent la peine d’aligner leur croyance avec leur expérience quotidienne, ceux qui voient le réel tel qu’il leur est jeté au visage.
Il reste les façonneurs et les Mains d’Or.
Il y a ceux qui vivent leur vie de glaise et de sang, ceux qui survivent sous la pluie incessante des vautours déplumés et pitoyables qui se voient chuter d’un ciel vide de sens à force de mesquinerie et de ressentiment.
Heureusement, face à eux il y a les « fachos » franchouillards, souverainistes, libertariens. Les fachos qui font rimer leurs rêves avec Amour : Amour de la France, de son peuple et de son Histoire, Amour de sa souveraineté et de son indépendance, Amour de la liberté et de la tolérance des nations sereines.
J’étais seulement venu là pour défendre la mémoire d’une belle personne, et je me dis qu’elle a bien fait de partir… trop sensible, trop tendre, trop compassionnelle, trop d’amour bafoué.
Ce monde ne te mérite plus, Brigitte… s’il t’a jamais mérité.