Le Paradis Woke

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Statue érigée devant le ministère des finances de Belgique
Statue érigée devant le ministère des finances de Belgique

Le déconstructivisme

Souvent les mouvements sociaux ou politiques émergent via un événement déclencheur mais toujours grâce à une construction idéologique de fond, mûrie de longue date dans les franges obscures de la société.
L’avènement de la chrétienté, la réforme protestante, la révolution des Lumières suivie de 1789, le marxisme et sa déclinaison bolchevique, le nazisme, le néo-libéralisme sont tous issus d’une maturation souterraine avant d’advenir en plein jour.

Le wokisme, pour sa part, est le fruit de la théorie déconstructiviste attribuée aux intellectuels français tels Foucault, Derrida, Deleuze, Sartre,… dont les idées ont fait florès aux États-Unis dans les années 60, sous le nom de « French Theory ».

A l’origine, la démarche était classique et d’une certaine façon légitime. Il s’agissait de regarder sous le capot des constructions sociales, d’en identifier les ressorts psychologiques et anthropologiques, et de pointer les grains de sable dans le mécanisme. Peut-être qu’à ce stade, la question était déjà celle de dépasser la Lutte des Classes en sondant des nœuds de tension plus profonds.

Mais au lieu de se cantonner à la seule étude technique, potentiellement objective, ceux-là se sont laissé aller à leur idéologie humaniste et, comme tout théoricien peut en rêver, ils ont laissé libre cours à leur ambition de voir leur travail trouver un écho planétaire et pourquoi pas révolutionnaire. Qui aurait boudé sa chance de surclasser le grand Marx !

Le but était donc de dégraisser les schèmes comportementaux de ce qu’ils identifiaient comme pouvant offenser, blesser, léser, meurtrir l’affect ou la dignité des uns et des autres.
Ainsi ils passèrent au crible les patterns sociaux et, juges et parties, estampillèrent ce qui était, selon eux, « toxique » et ce qui ne l’était pas.

La démarche passa comme une avancée originale, puis déterminante aux yeux des universitaires qui rêvaient secrètement de trouver un nouveau viatique en lieu et place du marxisme hégémonique.
Leur théorie démontrait que sous la surface de la Lutte des Classes se cachaient des forces bien plus profondes, ancrées dans la psyché des peuples. La thèse voulait que la blessure sociale ne fut pas seulement économique mais éthologique (sous-tendue parfois par des biais culturels). Ainsi les « dominants » l’étaient non pas par le truchement du contrôle des moyens de production mais à cause de leur identité anthropologique.

Le problème n’était plus socio-économique mais sociétal.
Les déconstructivistes pouvaient alors triompher : ils cornérisaient Marx et détrônaient la Lutte des Classes. Du miel, justement, pour les « dominants » enfin débarrassés du doigt accusateur des prolétaires.

Alors oui, il a été positif d’avoir dénoncer le patriarcat outrancier, la discrimination homosexuelle et raciale, les reliquats d’obscurantisme religieux – l’environnement n’était pas encore au programme -, d’avoir identifié les supports cachés de chacun de ces comportements indésirables et leurs excès. Chacune de ces « causes militantes » valait certainement – et vaut encore – d’être défendue.

Jusqu’au début des années 2000, ces causes n’ont fait que picorer dans ce corpus encore réservé aux intellectuels et aux universitaires.
Bien qu’identitaires, les mouvements contestataires (Black Panthers, sufragettes,…) s’inspiraient, dans leur forme, encore beaucoup des luttes sociales du XIXème siècle et du début du XXème.

Le premier mouvement à avoir revendiqué le terme woke (« éveillé » en anglais) est celui de la lutte des noirs aux États-Unis. Les luttes féministes faisaient leur chemin de leur côté, ainsi que les luttes environnementales.
On se souvient des jalons posés à la fin du siècle dernier : le mouvement hippies, Mai 68, les babas cool et leur idéal de vie en communauté, Act-Up émergeant lors de l’épidémie de Sida, Touche pas à mon Pote et SOS Racisme, les manifestations anti-nucléaires, …

Le wokisme est en quelque sorte l’agrégation de toutes ces luttes en une seule. Pap Ndiaye, professeur à Sciences Po et ministre français éphémère de l’éducation, déclare d’ailleurs que le wokisme forme « un grand triangle militant ». Il connecte trois grandes causes : l’antiracisme, l’environnement et l’égalité femmes-hommes.
Très performant en matière de vocabulaire, le mouvement nommera cette agrégation, « intersectionnalité ».
Rapidement, fort du potentiel de ces « solidarités transversales entre différentes minorités », d’autres causes ont été ajoutées au corpus d’origine. Ainsi chaque minorité put se présenter au « guichet central » du wokisme censé optimiser la défense des droits respectifs grâce à une approche globale.

Certes, cette mise en commun des énergies militantes aurait pu éclore sans le déconstructivisme, mais ce dernier joua un rôle déterminant : il représentait, en tâche de fond, une caution intellectuelle qui justifiait ce mélange de causes qui n’avaient parfois que peu de rapport entre elles. Grâce à lui la mythique « Convergence des Luttes » était enfin possible.
Les « blacks » rencontrèrent les « racisés », puis les migrants, puis les « faibles femmes », les homosexuels, les LGBTQIA+, les écolo-angoissés, etc.
Et pour accueillir encore et encore plus de militants, les wokistes ont validé toujours plus de causes : les végans, les anti-spécistes, les anti-cléricaux victimes des diktats religieux, et pour finir tous les opprimés – ou prétendus tels – de la Terre.

Le déconstructivisme était le couteau suisse providentiel pour la plupart des causes mais, ce qu’on n’a pas vu venir, est le fait qu’au lieu de combattre pour obtenir des droits élargis dans une sorte d’équilibre respectueux, le déconstructivisme proposait une négation totale des différences, une annulation : La Cancel Culture.

Danemark Statue D’un Homme Qui Allaite Dans L’ancien Musée De La Femme Rebaptisé Le Musée Du Genre

Au tournant des années 2010, chaque « obédience » militante vit naître une version plus radicale d’elle-même.
Le féminisme est devenu le néo-féminisme voulant annuler le mâle, le déconstruire (MeToo), les LGBTQIA+, dits Trans radicaux, ont pris d’assaut l’espace médiatique et prétendent formater les enfants dès la maternelle, les antiracistes ont opté pour plus de violence (Black Lives Matter,…), les migrants réclament et obtiennent des droits que même les citoyens ordinaires n’ont pas, avec eux les végans et les anti-spécistes sont devenus agressifs (attaques de boucheries), ainsi que les écolos (détériorations d’œuvres d’art, ZAD Notre-Dame des Landes, Sainte-Soline, Extinction Rebellion).

La libération des mœurs de Mai 68, aux contours bon-enfant, fait place désormais à des dérives inouïes tels la pression constante vers le démembrement de la cellule familiale (mariage pour tous, GPA, PMA,…), le mouvement pro-pédophile (abaissement progressif de l’âge de consentement, tribunes de presses, immixtion dans les programmes scolaires,…), ou le glissement progressif vers la banalisation de l’euthanasie. Toutes les fenêtres d’Overton ont dérapé vers le pire.

Au gré de ces montées en puissance, toute sorte d’ordre établi est désormais pris pour cible : remise en cause des autorités institutionnelles (police, enseignants, État,…), anticléricalisme, …

Ainsi, peu à peu, pour les zélateurs fanatiques de chacune des causes militantes, découvrir un bout de poutre vermoulue par quelques termites autorise à détruire la maison entière et pourquoi pas le quartier. Ça et là, les radicalisations violentes, qui émergeaient jusque-là de mouvements nationalistes ou sociaux, se sont étendues aux revendications sociétales touchant tout azimut tous les domaines : vie professionnelle, vie privée ; vie publique, intimité ; culture, économie ; média, réseaux sociaux, expression publique, comportements…

S’il fallait déconstruire le déconstructivisme et regarder sous son capot, plus encore qu’une simple investigation intellectuelle, à l’origine acceptable, il a dérivé vers une quête d’épure où toute hiérarchie, toute expression dominante doit être identifiée, réduite puis effacée. Pour ce nouveau marxisme des mœurs, là est la véritable voie vers la libération définitive des peuples des oppressions systémiques. Enfin les laissés pour compte, les déshérités, les damnés de la terre seront libérés pour des siècles et des siècles. Le but est de bannir tous les « dominants », crypto-dominants, tout ce qui peut y ressembler ainsi que toutes les structures qui les maintiennent.
On voit ici, que non content de promouvoir un processus de bannissement – ce qui devrait déjà poser question -, le caractère arbitraire des critères de bannissement provoque un réflexe de suspicion généralisé qui rappelle furieusement le syndrome paranoïaque des régimes totalitaires.

Le wokisme, résultante populaire du déconstructivisme, associé à une part de plus en plus conséquente de Cancel Culture, est une aspiration au nivellement généralisé pour rendre sa « chance » à chacun. Un nivellement par le bas.

Et si l’on doit synthétiser le plus précisément possible le geste initial de ce mouvement socio-politique, on doit parler de la mise en musique d’un fantasme de pureté. Plus aucune scorie de domination ou de destinée misérable, plus aucun prurit de gloire écrasante ou d’oppression injuste. Comme à la « belle époque » révolutionnaire, il s’agit de faire « table rase », non plus d’une classe contre une autre – classes identifiables plus ou moins objectivement -, mais de faire « table rase » des idées toxiques contenues dans la tête des gens – par définition intimes et non-identifiables objectivement -.

Le wokisme représente donc la promesse d’un monde débarrassé de ses impuretés ; impuretés déterminées comme telles par une foule informelle de « plaignants », d’offensés, de Victimes, autant de commissaires en proie à un ressentiment appelant à réparation, quoi qu’il en coûte.

Le wokisme a toutes les caractéristiques d’un mouvement sectaire, d’une religion avec ses saints martyrs, sa liturgie victimaire et ses directeurs de conscience.
Et nous savons tous où mènent les quêtes de pureté : allégeances, excommunications, inquisition, totalitarisme.

Dictature victimaire

Voilà le fantasme des naïfs immatures épris de pureté qui rêvent de fraternité universelle, de communion totale, d’amour libre apossessif (Mai 68, hippies et babas cool), d’abolition du genre (LGBTQIA+, négation de la virilité et de la féminité), de mœurs sans entrave libres de toute moralité (pédo), d’indifférenciation physique ethnique (négation des races, Black Lives Matter) et morphologique (accusation de grossophobie, …), de nivellement par l’égalité absolue (anti-leader, démocratie directe), d’éradication de toute autorité et de toute hiérarchie (abolition des notes en classe, « on déteste la police », …), d’équivalence intellectuelle de tous (abolition des savoirs), de défiliation des liens familiaux (abolition du droit parental), d’abattage des troncs généalogiques (PMA, GPA, mariage pour tous), d’infléchissement des doctrines pro-vie (pro avortement inconditionnels, pro euthanasie débridée), de dilution des savoirs par déconstruction (anti-Histoire, anti-mémoires), de société monde sans frontières ni cultures spécifiques, de gouvernement mondial (NWO). Tout cela sous le label générique et abscons « dinclusivité ».

Pour eux, tout se vaut, sous peine de discrimination malsaine. Un Rembrandt vaut un gribouillis d’enfant… sinon on le traumatise… tout en vouant les « Rembrandt » au désarroi. Mais ce n’est pas grave !!! Les « Rembrandt » n’ont que ce qu’ils méritent.
Toute personne est traumatisable dès lors qu’on la différencie des autres sur une quelconque échelle hiérarchique. Ils appellent ça la Discrimination (qui à l’origine veut tout simplement dire tri).

Sur la base de leur traumatisabilité, et sur fond de sensiblerie exacerbée, ils se veulent égaux en tout (et pas seulement en Droit) et imposent cette injonction à tous parce que le salut passe par eux. Ils parlent de « discrimination positive ».

Il suffit qu’une entorse au « signe égal » surgisse pour que la nasse se referme.

Ainsi le gros, le moche, la « faible » femme, l’homosexuel, le trans, le petit cochon et la licorne se trouvent sacrés par discrimination choisie, et accèdent enfin au Graal des « puristes » : le statut de Victime.

Dès lors, ils se déclarent en sécession de l’ordre social. Ils s’exonèrent de leurs Devoirs sans pour autant renoncer à leurs Droits. Ils deviennent à la fois Citoyens de papier et Sujets de leur frustration victimaire.

Victimes exonérées de leurs Devoirs, ils obtiennent une licence prioritaire sur d’autres : les non-victimes. Paradoxalement, le contrat égalitaire est rompu. Mais ce n’est pas grave !!! On parlera bientôt de « tolérance positive ».

Ainsi, lésés par discrimination, ils ne sont plus tout à fait Citoyens ;
Exonérés de Devoirs, ils deviennent Sujets de leur nouvelle patrie : le Peuple des Victimes ;
Pour autant, ils continuent de réclamer Droits et continuent d’épancher leur ressentiments victimaires ; ils deviennent alors des individus asocialisés, des Parasites.

Champions de la discrimination

Tout en honnissant la moindre trace de discrimination, ils s’en font les champions. Alors qu’ils veulent abattre toutes les frontières, leur idéologie victimaire ne cesse d’en créer à chaque offense déclarée et réparation exigée.

Seule solution pour résoudre cette contradiction : faire de tous les citoyens, des Victimes, et chasser tous ceux qui refuseraient de se trouver un quelconque traumatisme larmoyant.
La solution, on l’a vue, est d’amalgamer sous une unique appartenance les souffrances diverses : la communauté du Peuple victimaire.

Pour en faire partie, il suffit de se sentir « offensé ». Les autres, les non-victimes, sont l’ennemi.
La chasse peut commencer. Les non-victimes-prédateurs sont les méchants, les victimes-proies sont les gentils.

S’enclenche alors une inversion discriminatoire où les Victimes se cooptent entre elles. Le critère qui rend à coup sûr « victimable » est constant : être membre d’une minorité (ou supposée telle) et être supposément exclu.

L’homosexuel est une Victime parce que minoritaire ; l’hétéro est le méchant.
Le non-blanc est forcément une Victime parce que minoritaire ; le blanc est le Diable.
Le musulman est forcément une Victime parce que minoritaire ; le non-musulman est le salaud.
Le végan est forcément une Victime parce que minoritaire ; le viandard est l’odieux.
L’étranger est forcément une Victime parce que minoritaire ; le national est le toxique.
Etc…
Plus loin, on notera que tout ce qui ne coche pas la case Victime est « facho ».

Un autre critère s’engrène parfois dans ce processus de cooptation morbide : être en-deçà (le syndrome Calimero : « c’est vraiment trop injuste »).

L’inculte est forcément une Victime parce que moindre ; le cultivé, l’intelligent sont l’arrogant.
Le gros, le petit, le malingre, l’handicapé, le moche, le bègue sont forcément Victimes parce que moindres ; le « normal » est le blessant, le méprisant.

Les canons culturels doivent être éradiqués. Le beau, l’harmonieux, l’équilibré, le poétique, le romantique, la distinction, la noblesse doivent être bannis.

Le goût de la laideur

Le cas des « néo-féministes » est remarquable. Celles-là seraient donc aussi des Victimes ? Pourtant elles ne sont pas minoritaires. Est-ce à dire qu’elles se considèrent en-deçà ? … Vertigineux !

Et quand l’inversion discriminatoire trouve avantage à être remise à l’endroit, la communauté du Peuple victimaire devient le Peuple Diversitaire, dépositaire des certificats d’inclusivité.

Les fachos

En conséquence, toute non-victime, bien dans sa peau, satisfaite, quasi heureuse, « normale » devient suspecte. La norme (esprit sain, corps sain) est une déviance condamnable et doit être combattue ; l’intolérable « privilège de l’homme blanc hétéro » lesté de son boulet machiste et de son mépris millénaire est traqué partout où le troupeau diversitaire imprime son nouveau pouvoir de meute.

S’en vient alors que les couples trad’, les parents-poules, les sachants, les patriotes, les tenants des mémoires historiques et culturelles deviennent les gibiers du Peuple victimaire. Ils sont appelés « fachos ».
Le rêve wokiste de fraternité universelle, pure et partagée, se transforme en monstre d’intolérance, empustulé à mesure que le troupeau s’agrège et se multiplie.
Une nouvelle version de la pièce de Ionesco, « les Rhinocéros ».

A se voir soudain si nombreux, un risque surgit : et si le peuple victimaire cessait d’être un agrégat de minorités ?
Une solution se présente alors, une fuite en avant : accumuler les prétextes victimaires et accroître leur prétendu préjudice. « Regardez comme ma plaie est profonde !! ». Et c’est la surenchère des « ouin-ouin a beaucoup bobo » !
La charge devient effrénée, nourrie de ressentiments, de reproches, d’accusations et enfin de haine. La fraternité universelle a été abandonnée en chemin depuis longtemps par les bisounours, devenus enragés, qui se sont transformés eux-mêmes en « fachos ».

Cette haine est si profonde et si pathologique que son expression n’a plus de limites. Elle donne lieu à des provocations de plus en plus graves, à des blasphèmes gratuits, à des destructions, des souillures odieuses, jusqu’à toucher aux enfants.

Sexualisation et perturbation des enfants

Provocations et blasphèmes

Inclusivité

Affiche de campagne gouvernementale "Oui, ma fille est trans"
Affiche de campagne gouvernementale « Oui, ma fille est trans »

D’ailleurs, le terme inclusivité en disait déjà long sur cette fraternité en carton.
Inclusivité n’est pas l’opposé d’exclusivité au sens de droits d’auteurs réservés. Elle sous-entend être inclus, ou agir pour inclure, dans un ensemble où l’on respecte les règles woke. Une façon évidente de souligner en creux qu’il y a un ensemble woke et un ensemble non-woke. De plus, on peut imaginer que le but de l’ensemble woke est, au final, d’inclure, d’absorber, l’ensemble non-woke et le soumettre à ses règles. Un jeu de Pac-Man idéologique.
Comme quoi les mathématiques modernes enseignées dans les années 80 avec ses ensembles et sous-ensembles en forme de patates auront laissé des traces dans quelque cervelle vouée à la visualisation plutôt qu’à l’abstraction. Le gros feutre Stabilo plutôt que la plume et l’encrier.

L’injonction à l’écriture inclusive – par exemple – ou à la pensée inclusive, aux comportements inclusifs sont une injonction à entrer dans cet ensemble patatoïde du wokisme, une injonction à se comporter selon les règles.
Ces règles d’inclusivité agissent comme des éponges qui absorbent les obéissants.
Alors qu’inclusion sonne comme un accueil bienveillant, l’inclusivité woke opère comme un sas où se noue un processus de rejet ou d’admission.

 

Visuel de campagne LGBT Amnesty International
Visuel de campagne LGBT Amnesty International

Lutte des Classes inversée

En parlant d’admission, quid des pauvres, des chômeurs, des SDF ? Victimes incontestables, s’il en est.
Hé bien non, ceux-là ne sont pas victimables… Les pauvres, les chômeurs, les SDF ne se soucient sans doute pas assez de pureté. Effectivement, ils ont d’autres soucis bien plus terre-à-terre. Eux doivent survivre, alors la pureté… ! Eux sont moins « éduqués » et surtout… ils ne sont pas assez bourgeois.

On voit, dans le schéma d’inclusivité woke, à quel point le fantasme égalitaire associé au fantasme de pureté est assis sur la négation du réel agrémentée d’un relent malsain de Lutte des Classes inversée.
L’inégalité de classe génère un bug de pureté qui pollue le ciel radieux du monde des licornes.
Il ne suffit pas d’être pauvre pour être une Victime. Certains pauvres sont trop blancs, trop hétéros, trop chrétiens, trop trad’ !
Seuls les pauvres racisés, LGBT, musulmans, globalistes peuvent avoir accès au sanctuaire de la vérité woke. Ces derniers ne sont pas « admis » au club parce que pauvres mais parce que racisés, LGBT, musulmans, etc. La pauvreté n’est pas un critère woke.

 

 

 

 

 

 

 

 

Exister par la colère

On l’aura compris, les wokistes forment un syndicat d’offensés dont l’adhésion dépend du dépôt d’une plainte à l’encan afin d’acquérir leur carte de Victime. Aucune cotisation. Seules comptent leur solidarité envers les autres « lésés » et leur capacité à entrer en résonance avec les tragédies innombrables des malheureux « camarades » wokes.

Le moindre caprice, la moindre crise de nerf peut faire l’affaire. Aucune preuve n’est demandée ; le déclaratif suffit.

Il n’est nullement question de guérison ni de soin. Résoudre ou compenser sa frustration originelle risquerait de vous exclure de cette société d’individus meurtris.

Il s’agit dès lors de vivre, d’exister en tant que Victime sur le long terme. Il s’agit donc d’exacerber le malaise par le truchement du ressentiment envers les non-wokes.
Vous existerez d’autant plus intensément que votre colère sera pure, forte, violente.
Personne ne vous en portera rigueur ; ce ne sera pas de votre faute ; vous êtes blessé et irresponsable.
En vouloir à la Terre entière. Quel beau destin !

Nul besoin de cultiver un domaine d’excellence, d’apprendre des trucs – forcément inutiles -, de vouloir cultiver le beau, le savoir-vivre, son esprit… Il suffit de se rouler parterre et de proclamer sa souffrance.

Vivre woke, c’est rejeter la faute de son mal-être sur les autres et ne jamais s’en tenir responsable.
Vivre woke, c’est ne rien tenter d’autre que le ressentiment et la colère pour s’épanouir.
Vivre woke, c’est se vouer à ne jamais faire d’effort sur soi-même.
Vivre woke, c’est préférer la régression que de se mettre debout.
Vivre woke, c’est rançonner la société qu’on déteste pour exister.
Vivre woke, c’est demander des comptes à ceux qu’on insulte.
Vivre woke, c’est s’opposer éternellement à des ennemis fantasmés parce que votre identité en dépend.

De la woke-attitude à la fosse commune

En langage Licorne, ce qui dépasse par le haut, est l’expression de différences intolérables ; c’est impur.
Ce qui dépasse par le bas, c’est de la diversité ; c’est pur… parce victimaire.
Mais ne nous y trompons pas, le but est de tout homogénéiser, tout passer à la moulinette de la soupe immaculée dans laquelle chaque individu doit s’effacer dans une Humanité d’adeptes de la woke-attitude. Au bout du processus, plus rien ne doit dépasser, ni par le haut ni par le bas. Tout doit être nivelé, lissé, arasé et tous les problèmes seront résolus.

« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux ».
Le slogan conceptualisé par les commanditaires du WEF (Forum Économique Mondial de Davos) a fini par trouver son troupeau désirable ! On peut aussi supposer qu’ils ont été bergers et même créateurs de ce troupeau si docile (Merci Mr Soros et Mr Schwab).
Traduction du slogan : « N’avoir rien, c’est être pur », « Avoir, c’est le mal » parce qu’avoir c’est se différencier, et se différencier, c’est avoir l’outrecuidance de prendre le risque de dominer l’autre.

La boucle est bouclée.
Les damnés de la terre vont enfin comprendre que revendiquer, se révolter, résister est, non seulement inutile, mais immoral, impur.

Les salauds de prolétaires disparaîtront du paysage enfin immaculé de la société woke, sans plus aucune aspérité, sans qu’aucun pathos ne puisse provoquer le moindre vague à l’âme dans le cœur fragile des chérubins libérés de toute frustration.

Congés menstruels pour étudiants mâles

Pour les wokistes, les revendications salariales ne sont pas la priorité – sauf à ce qu’elles soient identifiées comme une discrimination de genre ou de race -. Pour eux, la Lutte des Classes est une arène ringarde, sans intérêt. Ils sont au-dessus de ça !

L’abolition des discriminations de genre, de race, le spécisme, le véganisme, la « menace » du réchauffement climatique, l’anéantissement de l’oppression patriarcale, la « libération » des enfants, etc. sont des luttes bien plus nobles ! Rien d’autre n’a d’importance.

Disparues les menaces des puissances financières, des lobbies pharmaceutiques, sur la liberté d’expression, de l’ID numérique et des monnaies numériques de Banques Centrales (MNBC) ; disparus les pertes de souveraineté, la perte de l’autonomie alimentaire, le recul des services publics, la désindustrialisation, les décentralisations, la baisse de natalité, la baisse du niveau scolaire, …

Les wokistes s’en moquent. Leur vision est planétaire. Peu leur chaut la civilisation où ils vivent, seules importent l’égalité et la liberté individuelles quel que soit le lieu. Dans un jardin ou dans une cave, dans un théâtre ou dans une ZAD, à l’université ou sous des tentes Quetchua, tout leur ira pourvu que l’ami trans ou le voisin végan soient libres de l’être.
Voilà la profondeur millimétrique des luttes auxquelles ils consacrent leur énergie. Des luttes binaires, faciles à comprendre.

Il est vrai qu’investir le champ d’autres luttes, bien plus primordiales, leur demanderait un travail d’analyse qu’ils se refusent à produire.
Comprendre les rouages du système monétaire, appréhender les rapports de force souterrains, recueillir les connaissances nécessaires à l’analyse des tensions géostratégiques, décoder l’importance de l’agriculture, de l’industrie et des matières premières dans la marche du monde, s’abreuver à l’océan des données historiques… leur est sans doute hors d’atteinte dès lors que seul importe la réparation de leur préjudice personnel.

Parce qu’ils embrassent le monde avec des bras minuscules, parce que leur credo est universel sans qu’ils puissent survivre une journée à la fermeture de leur supérette de quartier, les wokistes se pensent mondialistes. La Nation, c’est mal !

Le wokisme est une idéologie globaliste, apatride, anti-nationale qui rêve de paradis terrestre où tout spécimen humain est égal à l’autre. En cela, les wokistes adhèrent, secrètement ou pas, à un gouvernement mondial qui œuvrera à effacer toutes les différences, toutes les injustices, toutes les discriminations.
Ils accepteront Tout ce Bien qu’on leur promet, accepteront d’être pucés, vaccinés, QR-Codés, répertoriés dans des bases de données où chacun recevra un numéro, pourvu qu’il soit aléatoire (surtout pas de discrimination !). Et pour peu que certains prennent le recul nécessaire, ceux-là n’auront rien à envier aux démiurges planificateurs d’une nouvelle humanité dotée d’implants ou aux transhumanistes.

Sur cette terre promise, ils pourront être enfin ce qu’ils veulent : LGBTQIA+…, aux cheveux bleu, licorne ou petit rongeur, ours ou papillon…
Attali, Gates, Harari, Soros, Schwab et consorts s’en moqueront, pourvu que les têtes de bétail soient compatibles avec le système. Elles pourront même devenir chair à pâtée, consommables ou cadavres dans une fosse commune anonyme. Personne ne s’en souciera.

L’opportunisme du Mal

On doit aussi souligner que le wokisme, pour s’épanouir à ce point, a profité de l’appui opportuniste d’intérêts extérieurs ET intérieurs.

Opportunisme du patronat

On a vu en début d’exposé, celui des « dominants ». Le patronat a vu dans le déconstructivisme l’opportunité d’être libéré du doigt accusateur des prolétaires orphelins de l’hégémonie du paradigme marxiste. La vision déconstructiviste, axée sur les désordres culturels, anthropologiques et sociétaux, a supplanté, au moins en partie, le schéma de la Lutte des Classes.

Opportunisme de l’islamisme

Mais à l’intérieur même du mouvement, on peut supputer que la mise en commun des moyens était un appât suffisamment fort pour que des populations insincères s’y agglomèrent.
Il est de notoriété publique que les musulmans n’ont aucune complaisance pour les LGBT, que les migrants n’ont que faire des revendications véganes, et que les néo-féministes ne sont pas obligées d’adhérer aux angoisses des écolos. Que dire des anti-spécistes protecteurs des animaux face aux pro-pédophiles qui défendent leur droit à aimer les enfants !
A propos de l’insincérité des musulmans, Kamel Djaoud déclare : “Dans les pays où ils sont minoritaires, les musulmans sont obsédés par les droits des minorités. Dans les pays où ils sont majoritaires, les minorités n’ont plus aucun droit.”

Opportunisme de l’extrême-gauche

Il faut aussi pointer la récupération opportuniste des partis de Gauche en mal d’électorat qui ont repris à leur compte les préconisations du think tank Terra nova : jouer la carte du communautarisme et du clientélisme auprès de segments minoritaires de la société dans le but de constituer, par agrégation, une majorité dans les urnes.
Ainsi au lieu de proposer un projet national pour la France, les « penseurs de Gauche » ont validé l’abandon des électorats traditionnels de la Gauche et, sans vergogne, ont prôné une stratégie de « petits pieds » en bricolant un programme à partir d’intérêts particuliers.
LFI, en France, mais aussi d’autres partis de Gauche dans d’autres pays, ont joué cette carte qui, sans aucune équivoque, a fait entré dans le champ politique le communautarisme et le wokisme.
En soi, le fait de baser son credo politique sur des prébendes accordées à des intérêts particuliers plutôt qu’à tous les français est la négation même de la recherche d’unité nationale.
Le morcellement du peuple national, l’éclatement des électorats sont une stratégie mûrement réfléchie qui passe par la généralisation des polémiques, l’exacerbation des conflits, le tous contre tous. Au lieu d’apaiser les tensions mécaniques produites dans une société multiculturelle, l’objectif est de parvenir à un antagonisme sans retour. A en croire les déclarations des leaders de LFI, la partition du pays, le séparatisme et la guerre civile font partie des options envisageables pour parvenir au pouvoir.

Quel terreau plus fertile que le fanatisme mortifère des wokistes associé (jusqu’à quand ?) aux velléités communautaires ?

Opportunisme des macronistes


Il est à noter que le régime macroniste est loin d’être en reste en matière de fragmentation de la Nation. A se demander s’il n’y a pas connivence entre Macron et Mélenchon tant les résultantes de leur politiques se rejoignent et favorisent les mêmes syndromes destructeurs.

Opportunisme des juges

En parlant de régime macroniste, on peut aussi pointer les magistrats qui, par leurs sentences, font la part belle aux idées « progressistes ». Sans documenter ici en détail la tendance, à force de statistiques et d’évaluations, il est difficile de nier que nombres d’affaires se soldent par une sévérité patente envers le citoyen contribuable moyen, bon français et bon père de famille et par un laxisme éhonté envers les représentants de minorités recensées favorablement par les communautés woke (racisés, migrants, LGBT, pédo, etc.)

Opportunisme des mondialistes

De même, on l’a vu précédemment, les mondialistes, tout à leur projet de Nouvel Ordre Mondial, se sont réjouis avec gourmandise de l’avènement du wokisme. Il suffit de faire quelques recherches succinctes pour apprendre que les instances mondialistes telles le WEF (de Klaus Schwab), l’Open Society (de Georges Soros) et l’OMS (financé par Bill Gates) – pour ne citer que les parties émergées – ont massivement financé toutes les composantes du wokisme (associations, campagne de presse, événements culturels, films, séries, …) ainsi que les révolutions colorées partout dans le monde.

Opportunisme du Mal – L’Inversion

Enfin, pour être complet, on ne peut passer à côté de l’inversion.
En effet, tout ce qui a à voir avec le wokisme (initialement le déconstructivisme et la Cancel Culture) conduit, non seulement à un contre-pied, mais à une inversion de toute chose.

Cette inversion/annulation frappe à tous les niveaux l’héritage non seulement civilisationnel, mais anthropologique des sociétés.
A scruter leurs actes, les wokistes attaquent la famille, le mariage, l’héritage, les enfants, l’art, le beau, les vertus, l’ordre…
Ils boudent, au mieux, exècrent le plus souvent les savoirs et tout particulièrement l’Histoire qui n’est pour eux que l’album désastreux des méfaits de l’humanité.
Tout en prétendant vouloir défendre la Nature, ils n’ont aucune appétence pour elle ; ils sont urbains, ignorent les agriculteurs et les pêcheurs, et sont en totale dissonance avec elle.
Rien, non plus, n’atteste d’une quelconque recherche spirituelle ou philosophique ; seule une naïve fraternité irénique semble leur servir de boussole morale.

Cette désertification de l’horizon cognitif et l’abandon de toute capacité à nuancer une opinion (radicalisation et fanatisme) poussent ces gens à traiter tous ceux qui ne vont pas dans leur sens de fachos, de nazis. Leur désir de communion universelle se fracasse irrémédiablement contre la rage que leur inspirent leurs contradicteurs.

Pour sortir de cette impasse logique (vouloir l’amour pour tous et haïr tous ceux qui sont différents), soit ils capitulent et se remettent en question, soit ils accélèrent. L’option jusqu’au-boutiste les amènent à valider une inversion totale du paradigme des sociétés humaines.
Et qui dit inversion dit Satanisme.

A se voir en échec sur le terrain de la bienveillance universelle, et à refuser de s’être égarés, ils n’ont d’autre voie que de tout larguer par-dessus bord.
Plus rien n’est sacré, plus aucune limite n’est tolérable, plus d’interdits moraux, plus de respect pour quoi et qui que ce soit.
Adieu ma mère, adieu mon père, adieu ma famille, adieu l’être que je voulais être, adieu ma dignité… Satan est là et il m’accueille avec mes défauts, mes échecs et ma noirceur.

Voilà donc l’opportunisme du Mal dont il fallait parler. Il n’est hélas pas négligeable et cela explique nombre de symptômes psychopathologiques et psychiatriques dont témoignent nombre de dérives comportementales, artistiques, sectaires et même politiques actuelles.

Drapeau LGBT Satanique

L’Unique et le wokisme céleste

« Vous ne posséderez rien et vous serez heureux ».

C’est alors que l’on voit surgir la cohorte des mendiants célestes de la Bible et des mythologies millénaires (Job, Saint François d’Assise, Diogène, Bouddha, …), les figures d’ermites, forcément sages, heureux et comblés, choyant et vantant (vendant) leur dénuement et leur misère… décroissants avant l’heure, wokistes sans le savoir !!!

Ce n’est pourtant pas un scoop. Nombre de réflexions, cyniques en diable, attestent de l’avantage qu’ont toujours eu les puissants de maintenir les gueux dans l’ignorance et la misère (Machiavel, La Boétie). Il s’est toujours agi de les convaincre de supporter leur destinée en attendant les récompenses divines.
Avec le wokisme, cette fois, la récompense sera terrestre par une purification enfin à portée d’Homme. Le paradis woke.

Ainsi à croire tous les judéo-chrétiens de Rome et des saints-empires, à croire tous les apatrides globalistes de la City et de Davos, la démission est le chemin vers la pureté, la décroissance est le Salut, le dénuement, une apothéose !
Leur moraline faite de culpabilisation, de peur des enfers, d’exacerbation des ressentiments et de promesse de miséricorde envers les déshérités a fonctionné.

Rousseau (le premier des déconstructivistes) nous le dit ! : « L’homme naît pur et la société le corrompt ». Par conséquent, le retour à l’état de Nature est une rédemption.

Alors déconstruisons la société, son histoire, sa culture, son œuvre puisque tout cela corrompt.
Déconstruire et abandonner notre humanité sera notre délivrance !
Disparaître dans un maelström sans grumeaux d’égos sera l’épiphanie parfaite !!!
Se fondre dans la masse devient un projet de vie.

J’ai un cauchemar :
Que les récits des revenants de mort imminente soient vrais.
Que la lumière au bout du tunnel soit réellement la porte d’entrée dans UN TOUT où tous les esprits fusionnent ensemble,
Que la lumière absorbe vraiment chaque esprit pour n’en faire qu’UN.

Je ne veux pas de ce Paradis !!
Je ne veux pas de ce Bonheur uniforme.
Je ne veux pas de cet Ennui éternel !!

La déconstruction à l’oeuvre


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