Les chancelleries anglo-saxonnes : maternités, pépinières et conservatoires du nazisme


Euroreich

Le chef de la SS, Heinrich Himmler, fut l’un des premiers à suggérer une alliance entre nazis et Occidentaux pour contenir la « menace soviétique » lorsqu’il réalisa – en 1945 – que la guerre était perdue. Il entra dans l’histoire comme traître à Hitler et finit par se suicider dans un camp de prisonniers britannique.
Pourtant en quelques années (quelques mois), son rêve n’a pas tardé à se réaliser.
Dès l’après-guerre, dans le cadre de la Guerre froide, l’
Alliance de l’Occident contre une éventuelle confrontation avec le front de l’Est s’est matérialisée par la création de l’OTAN et la main basse américaine sur le vieux continent. La stratégie américaine sans scrupules trouva avantage à employer des hommes « efficaces » et « tenus » par leur lourd passé ; la participation active des officiers fidèles à Hitler était une « bonne option ». L’affaire la plus connue a pour nom « Opération Paperclip ».
Listons d’abord les principaux acteurs de cette sombre partie de billard à multiples bandes.

Suivront

– un topo sur l’Opération Paperclip,

– un descriptif de la génèse financière du 3ème Reich sur fond d’intérêts américains via la Standard Oil de Rockefeller, General Electric de JP Morgan, l‘opérateur de télécommunications ITT, Henry Ford, General Motors et bien sûr les banques.

– un aperçu des persistances nazies aujourd’hui dans le milieu des affaires et de la haute finance tel l’exemple IG Farben → Bayer-Mosanto,

le soutien logistique américain à l’industrie d’armement du IIIème Reich via Ford et General Motors

– le soutien logistique américain à la « Solution Finale » via la filiale allemande Dehomag de l’américain IBM

Et en pointillé, on aura à voir la filiation entre les fondements du nazisme et l’Union Européenne

Mosaique nazis onu otan nasa UE

Liste des principaux nazis recyclés par les américains à l’ONU, dans l’UE et l’OTAN, à la CIA et à la NASA

1/ Adolf Heusinger

Période nazie :
Chef d’état-major d’Hitler en 1944, impliqué dans la planification de la guerre, participant activement à l’annexion de l’Autriche et à l’invasion de la Pologne, du Danemark, de la Norvège et de la Finlande.

Après la guerre :
Agent secret de la CIA, 1er Chef d’État-Major de la Bundeswehr (RFA) de 1957 à 1961, 1er Président du Comité militaire de l’OTAN, le rang le plus élevé au sein de la branche non civile de l’organisation (1961-1964), façonnant la stratégie de défense occidentale. Décoré aux États-Unis.

2/ Walter Hallstein

Période nazie :
Membre de l’Association national-socialiste des enseignants (Nationalsozialistischer Lehrerbund NSLB),
Membre de l’Association des juristes nationaux-socialistes (Nationalsozialistischer Rechtswahrerbund NSRB),
Membre de l’Association allemande national-socialiste des maîtres de Conférence (Nationalsozialistischer Deutscher Dozentenbund NSDDB),
Membre de l’Association national-socialiste de protection des civils face aux raids aériens (Nationalsozialistischer Luftschutzbund RLB)
Membre du secours populaire national-socialiste (Nationalsocialistische Volkswohlfart NSV)
– Membre du NSDAP (parti nazi) puisqu’adhérant au NSDDB à un moment où l’adhésion préalable au parti nazi était obligatoire. Il fallait même être un nazi réputé puisqu’il fallait la caution de deux autres nazis éprouvés.
– Premier lieutenant (Oberleutnant) officier administratif (ordonnanzoffizier), grade de haut rang pour un civil dans la Wehrmacht.
– Officier instructeur en national-socialisme (officiers guides nationaux-socialistes), S-Führungsoffizier (NSFO). Pour obtenir cette « promotion », Walter Hallstein a été sélectionné en tant qu’élite nazie (en tant que « croyant » par opposition aux « sceptiques » et aux « indifférents ») sur une petite liste des 15 « meilleurs nazis » de l’université de Francfort.

Après la guerre :
1949 à 1950,
co-fondateur et 1er Président du comité national allemand de l’UNESCO.
Janvier 1958, 1er Président de la Commission de la Communauté économique européenne (CEE).

3/ Carl Friedrich Ophüls

Avant le 3ème Reich :
Années 20 et 30, spécialiste en Droit international, des Tribunaux Arbitraux Mixtes et en poste à La Cour Arbitrale Conjointe de Londres.

Période nazie :
Membre de la NSDAP (parti nazi) du 1er Mai 1933 à 1945 (du début à la fin) sous le numéro 2399661.

Après la guerre :
Concepteur principal et signataire des «statuts de la Cour Européenne de Justice»

De 1949 à 1952, après la fondation de la RFA, Chef d’Unité en Droit international, Droit spécial intergouvernemental et questions juridiques relatives au règlement de la paix (Unité IV 4) au Ministère fédéral de la Justice. Membre de la délégation à la conférence sur la formation d’un Armée Européenne ainsi qu’expert à la délégation pour le remplacement du Statut d’Occupation.
Représentant permanent au CEE ainsi que de EURATOM jusqu’à sa retraite en 1960.

4/ Karl Maria Hettlage

Période nazie :
Membre fondateur de l’Académie du droit allemand, une organisation nazie.
A la SS de 1936 à 1942, en tant que Untersturmführer puis, dès septembre 1938, en tant que Hauptsturmführer.
Le 1er avril 1940, Inspecteur général des constructions de la capitale du Reich et directeur de la division Administration et Économie auprès d’Albert Speer (Architecte du Fürher).
Il crée le fichier des appartements locatifs de Berlin habités par des Juifs qui sera ensuite utilisé par la Gestapo pour établir les listes de déportation.
Directeur de l’Office de l’économie et des finances du Ministère pour l’armement et la production de guerre, il ordonne le 24 septembre 1943 la création de Mittelwerk, usine souterraine d’armement, centre stratégique de la conception des V-2 employant des détenus du camp de concentration Dora-Mittelbau. Il siège au conseil de cette entreprise jusqu’en 1945.
À l’issue du procès de Nuremberg, il est interné au château de Kransberg avec Albert Speer.

Après la guerre :
Dès 1949, il assume différentes charges d’enseignement dans le domaine du droit et des finances et siège dans plusieurs conseils de surveillance d’entreprises.
En 1958, Directeur du département du budget du Ministère fédéral des finances allemand. Puis du 18 mars 1959 à 1962, Secrétaire d’État auprès du Ministre des finances.
Secrétaire d’État au Ministère fédéral des finances de 1959 à 1962 et membre de la Haute Autorité de la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) de 1962 à 1967.
Puis Secrétaire d’État auprès du Ministre allemand des finances jusqu’en 1969.
Croix de grand commandeur de l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne (1967).

5/ Wernher von Braun

Période nazie :
Développe des fusées V-2 en utilisant le travail forcé. Membre du parti nazi.

Après la guerre :
Directeur du programme Saturn V de la NASA, clé de l’alunissage de 1969.

6/ Arthur Rudoph

Période nazie :
Adhérant du parti nazi dès 1931. Sous la direction de von Braun, il participe à la mise au point la fusée V-2. Directeur des opérations à l’usine de Mittelwerk au camp de concentration Dora-Mittelbau, centre de la conception des V-2, où il se signale par sa cruauté.

Après la guerre :
Travaille pour les Britanniques de juillet à octobre 1945 dans le cadre de l’opération Backfire (Opération visant acquérir la technologie allemande en matière de fusées).
Recruté, avec von Braun, par la JIOA, organisme du département de la Défense, dans le cadre de l’opération Paperclip, il travaille à White Sands Missile Range puis, à partir de janvier 1947, à l’ordonnance Research and Development Division.

En 1950, Directeur du projet PGM-11 Redstone, puis Manager du projet sur les missiles MGM-31 Pershing.
En 
1961, transféré à la NASA, travaillant à nouveau sous les ordres de von Braun, il conçoit la fusée lunaire Saturn V utilisée pour le programme Apollo, et reçoit la récompense la plus élevée de la NASA : la NASA Distinguished Service Medal.

7/ Reinhard Gehlen

Période nazie :
Général de la Wehrmacht, à la tête des services de renseignement du Front de l’Est ayant des liens avec les crimes de guerre notamment en relation avec les nazis Ukrainiens tel Banderas.

Après la guerre :
Fondateur de la Gehlen Org, soutenue par la CIA, Directeur du BND en Allemagne de l’Ouest (1956-1968). Au service de l’Occident à travers l’opération « trombone » : une manière de blanchir les nazis.
Il embauche dans le cadre de sa collaboration avec les américains (CIA), l’Obersturmführer Hans Sommer (qui avait incendié sept synagogues parisiennes en octobre 1941) ; le SS Standartenführer Willi Krichbaum (haut dirigeant de la Gestapo en Europe du Sud-Est) ; et le SS Sturmbannführer Fritz Schmidt (chef de la Gestapo à Kiel, en Allemagne).
Durant la première décennie
d’après-guerre, les États-Unis ont dépensé au moins 250 millions de dollars et employé 4 000 personnes à temps plein pour ressusciter l’organisation de Gehlen des décombres de la guerre ».
https://www.youtube.com/watch?v=meS53bITCc0&t=1143s

8/ Hans Speidel

Période nazie :
Général de la Wehrmacht, chef d’état-major de Rommel, complice des actions militaires nazies. Projette une arrestation avortée d’Hitler en 1943.

Après la guerre :
Rejoint l’armée allemande d’Adenauer comme Conseiller et supervise l’intégration des troupes allemandes dans l’OTAN. Commandant suprême des forces terrestres alliées de l’OTAN en Europe centrale (1957-1963).

9/ Kurt Waldheim

Période nazie :
Officier de la Wehrmacht dans les Balkans, lié à des déportations et des crimes de guerre.

Après la guerre :
Secrétaire général des Nations unies (1972-1981), puis Président de l’Autriche.

10/ Otto von Bolschwing

Période nazie :
Officier SS, a aidé Eichmann dans l’Holocauste, a planifié des pogroms anti-juifs.

Après la guerre :
Agent de la CIA dans les années 1950, s’est réinstallé aux États-Unis jusqu’à ce qu’il soit démasqué dans les années 1980.

11/ Hubertus Strughold

Période nazie :
Médecin impliqué dans les expériences humaines de Dachau pour la Luftwaffe.

Après-guerre :
Pionnier de la médecine aérospatiale américaine, a travaillé pour l’armée de l’air et la NASA.

12/ Walter Schreiber

Période nazie :
Médecin de la Wehrmacht, lié aux expériences médicales nazies sur les prisonniers.

Après la guerre :
A brièvement travaillé pour l’armée de l’air américaine avant de s’enfuir à la suite d’allégations de crimes de guerre.

13/ Johannes Steinhoff

Période nazie :
As parmi les pilotes d’aviation militaire de la Luftwaffe, a commandé des unités sous la direction des nazis.

Après la guerre :
Chef d’état-major et Commandant des forces aériennes alliées en Europe centrale (1965 à 1966), Chef d’état-major de la Luftwaffe et de la Bundeswehr (1966-1970), puis Président du comité militaire de l’OTAN (1971-1974).

14/ Klaus Barbie

Période nazie :
Officier SS, « boucher de Lyon », responsable de milliers de morts.

Après-guerre :
Recruté par la CIA pour des activités anticommunistes en Bolivie jusqu’à son arrestation dans les années 1980.

15/ Albert Schnez

Période nazie :
Colonel de la Wehrmacht sous le Troisième Reich

Après-guerre :
Chef d’état-major général de la RFA sous le gouvernement du social-démocrate Willy Brandt.
Selon des informations déclassifiées en 2014, il aurait organisé une armée secrète de vétérans de la Seconde Guerre mondiale (40 000 hommes) prêts à défendre l’Allemagne contre une éventuelle invasion soviétique.

16/ Johann von Kielmansegg,

Période nazie :
Officier général du haut commandement de l’armée nazie.

Après la guerre :
Promu Général de brigade et accéda aux plus hautes fonctions de l’OTAN, devenant Commandant en chef des forces spéciales en Europe centrale de l’OTAN en 1967.

17/ Ernst Ferber

Période nazie :
Lieutenant-colonel de l’état-major de la Wehrmacht, décoré de la Croix de fer.

Après la guerre :
Commandant en chef des forces alliées d’Europe centrale de l’OTAN de 1973 à 1975.

18/ Karl Schnell

Période nazie :
Major et premier officier de l’état-major général de l’Allemagne nazie, décoré de la Croix de fer.

Après la guerre :
Prend la suite du général Ferber au poste de Commandant en chef des forces alliées de l’OTAN en Europe centrale de 1975 à 1977.

19/ Franz Joseph Schulze

Période nazie :
Lieutenant au service des forces aériennes nazies, commandant de régiment. Il a reçu la Croix de chevalier de la Croix de fer.
Après la guerre :
Général, puis prend la suite du général Schnell au poste de Commandant en chef des forces alliées d’Europe centrale de l’OTAN de 1977 à 1979.

20/ Ferdinand von Senger und Etterlin

Période nazie :
Lieutenant lors de l’invasion nazie de l’URSS (opération Barbarossa). Il participe à la bataille de Stalingrad. Décoré de la Croix allemande en or. À la fin de la guerre, adjoint au haut commandement de la marine du Troisième Reich.

Après la guerre :
Commande plusieurs bataillons de chars et devient Général et prend la suite du Général Schulze au poste de Commandant en chef des forces alliées de l’OTAN en Europe centrale entre 1979 et 1983.

21/ Otto Albrecht von Bolschwing

Période nazie :
Hauptsturmführer (capitaine) SS, proche d’Eichmann et de Richard Gehlen, participe à l’élaboration de la solution finale, l’extermination du peuple juif décidée par le IIIe Reich et notamment responsable dans le massacre de Juifs roumains en 1940-1941

Après la guerre :
Zélé serviteur, recruté dès le printemps 1945, exfiltré en 1954, logé en famille à New York, puis naturalisé en 1959. Embauché par TCI, une firme de high-tech de Palo Alto, terreau de la future Silicon Valley

22/ Aleksandras Lileikis

Période nazie :
Ancien nazi et impliqué dans le meurtre de 70.000 Juifs du ghetto de Vilnius
(Lituanie).

Après la guerre :
Etabli à Boston, finalement extradé. Meurt dans son lit en 2000 à 93 ans, avant le terme de son procès.

23/ Prince Bernhard des Pays-Bas

Période nazie :
Officier SS, travaille au sein du tristement célèbre groupe NW7 d’IG Farben, qui servait d’espionnage pour le IIIème Reich.

Après la guerre :
En 1954, fonde le Groupe Bilderberg et est nommé Gouverneur de l’ordre des Templiers néerlandais.

24/ Baron von Schnitzler
et l’histoire de
Bayer, BASF, Hoechst → IG Farben → Bayer-Mosanto

Période nazie :
Président du comité commercial de IG Farben

IG Farben, le plus grand cartel chimique et pharmaceutique du monde finance l’accession au pouvoir du parti nazi et transforme de la démocratie allemande en dictature, et planifie de la Seconde Guerre mondiale.
L’ambition d’IG Farben était de prendre le contrôle des marchés mondiaux du pétrole et des médicaments et d’éliminer, par la force, toute concurrence.
Le plan de domination mondiale de la coalition nazie/IG Farben en 3 étapes :
1 – la conquête du continent eurasien ;
2 – la prise de contrôle de la Grande-Bretagne et de toutes ses colonies ;
3 – la défaite militaire des États-Unis et du reste du monde.

Après la guerre :
Le baron von Schnitzler,
Président du comité commercial de Farben, a admis que « pendant 12 ans, la politique étrangère nazie et celle de l’IG ont été largement indissociables. Je conclus également que Farben en était largement responsable. » Concernant les esclaves, dans un seul camp, Farben en a utilisé plus de 300 000, dont 200 000 sont morts. De 1941 à 1943, 100 000 ouvriers de Farben ont été gazés. La peine maximale infligée à un directeur de IG Farben était de 8 ans, la moyenne étant de 3 ans. (…) ; la plupart d’entre eux sont (aujourd’hui) de retour au pouvoir. 
En 2018, le descendant d’IG Farben, Bayer, fusionne avec Monsanto ; l’alliance des semences et des pesticides.

Génèse financière du 3ème Reich sur fond d’intérêts américains

Extrait de l’ouvrage de Antony C. Sutton, Wall Street and the Rise of Hitler.

Le montant total des investissements étrangers dans l’industrie allemande entre 1924 et 1929 s’élevait à près de 63 mrds de marks-or (dont 30 mrds étaient des prêts), et 10 mrds de dollars de réparations furent remboursés. Les banquiers américains, principalement JP Morgan, fournissaient 70 % des revenus financiers de l’Allemagne. Par conséquent, dès 1929, l’industrie allemande était la deuxième au monde, mais elle était en grande partie aux mains des principaux groupes financiers et industriels américains. Ainsi, IG Farben, l’entreprise qui devint l’élément clé de la machine de guerre allemande, était sous le contrôle de la Standard Oil de Rockefeller lorsqu’elle finança 45 % de la campagne électorale d’Hitler en 1930. 
Par l’intermédiaire de
General Electric, JP Morgan contrôlait l’industrie radioélectrique et électrique allemande sous la forme d’AEG et de Siemens (en 1933, General Electric détenait une participation de 1,5 Mrd de dollars). (30 % des parts d’AEG).
Par l’intermédiaire de l’
opérateur de télécommunications ITT, il contrôlait 40 % du réseau téléphonique allemand et 30 % du constructeur aéronautique Focke-Wulf.
Opel fut rachetée par
General Motors, la famille Dupont.
Henry
Ford détenait 100 % des parts de Volkswagen.
En 1926, avec la participation de la banque Rockefeller, Dillon Reed and Co., le deuxième plus grand monopole industriel émergea : l’entreprise métallurgique Vereinigte Stahlwerke (Fonds unifiés de l’acier) de Thyssen, Flick, Wolf, Fegler, etc.

La coopération américaine avec le complexe militaro-industriel allemand devint si intense et omniprésente qu’en 1933, le capital américain avait atteint des secteurs clés de l’industrie allemande et même de grandes banques comme la Deutsche Bank, la Dresdner Bank, la Donat Bank, etc.
Simultanément, une force politique était financée, appelée à jouer un rôle crucial dans les plans anglo-américains : le parti nazi et Adolf Hitler lui-même.

Le cartel Farben remontait à 1925, lorsque le génie de l’organisation Hermann Schmitz (avec l’aide financière de Wall Street) créa le géant de la chimie à partir de six géants allemands – Badische Anilin, Bayer, Agfa, Hoechst, Weiler-ter-Meer et Griesheim-Elektron.
Ces entreprises fusionnèrent pour former IG Farben.

Vingt ans plus tard, le même Hermann Schmitz fut jugé à Nuremberg pour crimes de guerre commis par le cartel IG. D’autres dirigeants d’IG Farben furent jugés, mais les filiales américaines d’IG Farben et les dirigeants américains d’IG Farben furent discrètement oubliés ; la vérité fut enterrée dans les archives… Sans les capitaux apportés par Wall Street, IG Farben n’aurait jamais existé, et très certainement pas Adolf Hitler ni la Seconde Guerre mondiale.

L’entreprise américaine IG doit sa genèse à un conglomérat allemand, Interessens-Gemeinschaft Farbenindustrie AG, ou IG Farben en abrégé. L’entreprise, ainsi que l’empire industriel qu’« IG » contrôlait et commandait, ont été décrits comme « un État dans l’État ».

Opération des services américains Paperclip

Projet secret de plusieurs décennies visant à faire venir et employer pour leur expertise en fusées environ 118 scientifiques et techniciens d’Hitler et leurs familles aux États-Unis.
Nombre de ces hommes étaient accusés de crimes de guerre, et d’autres jugés à Nuremberg ; l’un d’eux a été reconnu coupable de meurtre de masse et d’esclavage.

Leur expertise fut mise à profit par les américains pour des avancées majeures dans les domaines des fusées, des traitements médicaux et du programme spatial américain.
Les dirigeants militaires, scientifiques et politiques américains avaient pris pleinement conscience de la valeur des scientifiques allemands à l’origine des grandes avancées de la fusée et de la recherche biologique sous le régime nazi. Ainsi, en août 1945, le président Truman autorisa la Joint Intelligence Objectives Agency (JIOA), une division de l’Office of Strategic Services (OSS), à recruter activement des scientifiques allemands pour venir aux États-Unis et travailler pour divers programmes gouvernementaux.

Soutien logistique américain à l’industrie d’armement du IIIème Reich

Le rôle des entreprises américaines dans la guerre est loin d’être résumé par l’affirmation du président Roosevelt selon laquelle les États-Unis étaient « l’arsenal de la démocratie ». Lorsque les Américains débarquèrent en Normandie en juin 1944 et capturèrent leurs premiers camions allemands, ils découvrirent que ces véhicules étaient propulsés par des moteurs produits par des entreprises américaines comme Ford et General Motors. Il s’avéra que les entreprises américaines avaient également servi d’arsenal au nazisme.

Soutien logistique américain à la « Solution Finale »

Alors que le IIIème Reich se lançait dans son plan de conquête et de génocide, une aide était nécessaire pour créer les solutions technologiques nécessaires, étape par étape, depuis les programmes d’identification et de catalogage des années 1930 jusqu’aux sélections des années 1940. Ce n’est qu’après l’identification des Juifs – une tâche colossale et complexe qu’Hitler voulait accomplir immédiatement – ​​qu’ils pouvaient être ciblés pour une confiscation rapide de leurs biens, la création de ghettos, les déportations, l’esclavage et, finalement, l’anéantissement. Ce défi organisationnel était si colossal qu’il nécessitait un ordinateur. Bien sûr, dans les années 1930, aucun ordinateur n’existait.

Cependant, la technologie des cartes perforées d’IBM existait bel et bien, et avait fait ses preuves dans toute l’Europe. Grâce aux systèmes Hollerith, conçus sur mesure et constamment mis à jour, Hitler a pu automatiser et systématiser sa persécution des Juifs. Les historiens ont toujours été impressionnés par la rapidité et la précision avec lesquelles les nazis, durant leur règne de terreur, ont pu identifier et localiser les Juifs allemands et européens. Les pièces de ce puzzle n’ont jamais été assemblées, même si l’on savait que la technologie des cartes perforées jouait un rôle essentiel. La technologie IBM a organisé presque tout en Allemagne, puis dans l’Europe nazie, de l’identification des Juifs dans les recensements, les enregistrements et les programmes de recherche des ancêtres à la gestion des chemins de fer et à l’organisation de l’enregistrement dans les camps de concentration.

IBM et sa filiale allemande, Dehomag ont conçu et adapté sur mesure les applications et solutions complexes, une par une, anticipant les besoins du Reich. Ils ne se sont pas contentés de vendre les machines mais les ont louées et entretenues moyennant des honoraires élevés, devenant ainsi l’unique fournisseur des milliards de cartes perforées dont Hitler avait besoin. Il est démontré que Dehomag a formé des officiers nazis, dont des administrateurs de camps de concentration, à l’utilisation des appareils IBM et de leurs applications personnalisées.

Pour résumer,

– IBM a fourni la logistique informatique du génocide,
– Ford a fourni des chars à Hitler,
Chase Bank a financé les nazis à Paris,
– ITT a fabriqué des bombes-roquettes pour Goering et
Standard Oil a ravitaillé les sous-marins dans l’Atlantique.

A noter que Hitler avait un portrait d’Henry Ford dans son bureau dont il admirait les opinions politiques et « philosophiques ». Il est rapporté que Ford fut un des inspirateurs (indirect ?) du Fürher.

Pour être plus complet, on se doit de citer le rôle crucial des banques suisses dans les manœuvres financières stratégiques du Reich sans lesquelles les transferts d’argent nécessaires aux achats de pétrole (course aux champs pétrolifères du Caucase) et autres matières premières vers l’Allemagne n’auraient pas ou peu été possibles.

Sources :

https://homosociologicus.com/history-of-20-21-century

https://www.elciudadano.com/en/nato-and-its-links-with-nazism/06/23/

https://blogs.mediapart.fr/jean-dugenet/blog/070823/walter-hallstein-une-grossiere-falsification-de-wikipedia

https://www.youtube.com/watch?v=meS53bITCc0&t=1143s


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