Un petit cours d’histoire pour les anti-russes compulsifs qui en ont fort besoin
Au cours des échanges sur les réseaux sociaux reviennent inlassablement les mêmes griefs et les sempiternelles accusations contre la Russie qui serait belliciste, guerrière, impérialiste, dictatoriale…
A ceux-là, je réponds quand j’en ai le cœur :
« Jamais dans l’histoire récente la Russie n’a attaqué un pays d’Europe.
La Russie n’a aucun besoin de ces pays en déclin, nids à emmerdes, hostiles et hystériques.
La Russie a tout ce dont elle a besoin toutes ressources confondues.
La Russie a déjà suffisamment de territoire pour sa population.
La Russie n’a jamais été impériale a contrario des US et des européens.
Ceux qui croient les fables d’agressions russes contre l’Europe sont ceux qui souhaitent la guerre.
A contrario des Russes. »
Immanquablement, un énervé me répond :
« Poutine n’a peut-être pas fait la guerre en Tchétchénie, ni en Afghanistan, ni en Syrie, ni en Géorgie. Il n’a pas envahi la Crimée, ni l’Ukraine, etc. »
« Regarder la paille dans l’œil de l’autre sans voir la poutre dans le sien », semble à notre époque être devenu un défaut qui se généralise à tout sujet et pas seulement à propos de la Russie.
Pourtant toute personne un minimum cortiquée doit savoir que, rétrospectivement sur les 100 dernières années, lorsque la Russie fait 10 guerres, les États-Unis en font 150 (et la Chine en fait 1 seule). Et que sur 10 guerres impliquant la Russie, toutes sont des guerres défensives, tandis que les guerres américaines sont toutes des guerres d’agression.
De même, toute personne ayant un minimum de souci d’objectivité, peut aisément percevoir l’incongruité de la thèse d’une Russie agressive en regardant les cartes qui montrent le positionnement des bases de l’OTAN. Ces dernières sont toutes réparties autour du territoire russe. Ne pas se rendre à cette évidence est consternant, pourtant les anti-russes n’y voient rien de problématique.
C’est la Russie qui est LA menace !!
Répondons maintenant aux anathèmes anti-russes et aux « preuves » de leurs menées guerrières.
– Tchétchénie : déstabilisation islamiste poussée par les US. Malgré le retrait russe, et l’indépendance de la Tchétchénie en 1996, les attentats et les incursions (notamment au Daghestan russe) ont continué (comme le font toujours les fous d’Allah). Poutine, de 1999 à 2009, a œuvré pour réduire un état terroriste. Se souvenir des victimes, otages au Théâtre de Moscou et des enfants massacrés, otages à l’école de Beslan.
– Afghanistan : c’était en 1979, avant Poutine et avant la chute de l’URSS. Donc rien à voir avec la Russie d’aujourd’hui.
Pour autant, cette guerre a encore été provoquée par une énième tentative des US d’affaiblir l’URSS en brisant son influence trentenaire dans ce pays. Voilà justement un beau rappel que les puissances occidentales, sans foi ni loi, sont prêtes à s’allier avec les diables islamistes pour arriver à leurs fins. Elles en ont payé le prix, très lourd, depuis.
– Syrie : soutien à un pays en passe d’être dominé par les islamistes de Daesh. Islamistes que les US et l’OTAN utilisaient, encore une fois, pour étendre leur influence aux dépens d’un régime laïque qui s’opposait à l’expansion du pouvoir chiite d’Iran. Dixit Fabius : « Al Nostra fait du bon boulot »
– Géorgie : Révolution de couleur menée par Soros et les US, objectif d’adhésion de la Géorgie à l’OTAN et oppression des Ossètes du Sud et de l’Abkhazie (2 régions peuplées de russes).
– Crimée : Après les 2 coups d’états occidentaux (Révolution orange – 2005 et EuroMaïdan – 2014), les russes ont annexé ce territoire pour ne pas perdre leur accès aux « mers chaudes » et pour protéger la population à 90% russe. Le référendum l’a démontré. Aucun trouble de résistance civile à l’annexion enregistré depuis.
– Ukraine : l’avancée de trop de l’OTAN vers l’Est – les occidentaux ont poussé à cette opération en accumulant les provocations et les morts russophones (14 000 morts dans le Donbass en 8 ans). De 2014 à 2022, les bataillons ukrainiens – Azov et les autres, croix gammées au casque – ont bombardé le Donbass tous les jours. Donetsk, Lougansk. Des civils. Des écoles. Des maternités. En violation des accords de Minsk (voir aveux de Hollande et de Merkel).
Au Donbass, interdiction de parler russe, sites et administration uniquement en langue ukrainienne, suppression totale ou partielle des aides sociales et des retraites, harcèlement des russophones. Construction de bases militaires US et otaniennes, biolabs destinés à des diffusions d’agents pathogènes en Russie, …
Alors, aux russophobes primaires ! pour qu’ils amorcent un semblant de compréhension équilibrée de ces épisodes, faites ce simple exercice :
Demandez-vous un instant comment les US auraient réagi s’ils avaient subi la moitié du tiers de ce qui est infligé à la Russie depuis 35 ans.
Inversez les rôles et imaginez avec toute la sincérité et la justesse que votre fanatisme anti-russe vous aura laissé comment les US auraient vécu ces mêmes provocations, ces mêmes attaques.
Mais j’imagine que cette leçon ne servira à rien tant l’aveuglement et la haine irrationnelle sont ancrés dans l’esprit des moutons, mangeurs du foin de la propagande occidentale.
Dans la même optique, pour montrer la poutre dans l’œil des russophobes, voici un texte trouvé sur les réseaux.
La Russie a tué 300 000 personnes au Japon avec des bombes atomiques.
Ah Non !? ce sont les États-Unis.
La Russie a tué entre 5 et 6 millions de Juifs.
Non, c’était l’Allemagne.
La Russie a tué 6 millions de personnes au Congo.
Non, c’était la Belgique.
La Russie a tué des centaines de milliers de personnes affamées en Inde et a réduit en esclavage des nations d’Asie et d’Afrique.
Non, c’était l’Angleterre.
La Russie a déporté des millions d’Africains enchaînés pour les réduire en esclavage en Amérique.
Non, ce sont les Britanniques, les Espagnols et les Portugais qui l’ont fait.
La Russie a tué des milliers de personnes en Algérie.
Non, c’était la France.
La Russie a tué 3 millions de personnes au Vietnam et 2 millions au Cambodge.
Non, ce sont les États-Unis.
La Russie a tué six millions de Coréens – du Sud comme du Nord – et un million de Chinois pendant la guerre de Corée.
Non, ce sont les États-Unis.
La Russie a tué un million de personnes en Irak, y compris au moyen de bombes à uranium appauvri qui continuent encore 20 ans plus tard à faire naître des bébés avec des malformations.
Non, ce sont encore les Anglo-Américains.
La Russie a tué plus de 240 000 personnes en Afghanistan.
Non, ce sont les États-Unis.
C’est la Russie qui a bombardé la Yougoslavie et la Libye.
Non, ce sont les États-Unis et l’OTAN.
La Russie a commis un génocide contre les peuples indigènes et s’est annexé la moitié du Mexique, Porto Rico, Hawaï et d’autres territoires.
Non, ce sont les États-Unis…
Les dizaines de milliers de morts au Yémen… Les russes ?
Non, l’Arabie Saoudite… »
IL EST MINUIT MOINS LE QUART AVANT LA GUERRE !!
Les médias occidentaux sont des instruments de propagande.
A cause d’eux et de leurs commanditaires, les occidentaux vivent dans un monde qui n’existe pas.
Le réel est exactement à l’opposé des fables diffusées depuis des décennies par les télés, les journaux, Hollywood… La guerre froide est terminée. Le communisme russe est révolu. (Il est désormais en Europe sous une forme plus perverse encore.)
Anti-russes ! réveillez-vous ! Les médias vous manipulent.
IL EST MINUIT MOINS LE QUART AVANT LA GUERRE !! Oui !!
Mais cette guerre est poussée une fois encore par les élites occidentales à bout de souffle. Et comme à chaque fois, leur seule porte de sortie est la déflagration. Sans elle, elles ne pourront pas éviter l’étalage public de leurs scandales financiers, de leur corruption et de leur stratégie cyclique de ruine des États.
Les guerres sont leur façon de purger leur système de profit pour mieux le faire perdurer, et ce au prix de millions de cadavres !!